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Grand retournement, vue de l'installation à Plein-Sud, 2010
Linéaments

Terre blanche est composée de deux boucles d’animation presque identiques qui sont projetées simultanément de manière synchronisée sur des murs contigus. Le film décrit la relation trouble d’un homme avec son environnement de travail. Un lent travelling sur des bâtiments abandonnés nous interpelle, opposant la vision nostalgique d'une ferme traditionnelle bucolique à la démesure de son développement aux méthodes agricoles industrielles.

La blancheur affirmée des paysages esquissés marque l'abîme d'un monde sans vie, le projet avorté d'une terre laissée à l'abandon. Ce monologue intérieur d'un homme brisé par la désillusion est porté par la poésie d'Émilie Hamel et les abstractions de Caroline Gagnon.